@Seynabou : « Je privilégie la proximité et le local dans mes partenariats avec les marques »

Avec 37,5k followers sur Instagram et un blog à succès où elle livre ses astuces au quotidien, Seynabou Niang, alias @seynabou, a été choisie comme influenceuse sponsor pour représenter le Centre commercial BAB2 d’Anglet lors de l’opération « ambassadrices », organisée par Carmila à partir du 9 avril dans cinq centres commerciaux. Rencontre avec une influenceuse locale à l’ascension fulgurante.

Vous avez 37,5K d’abonnés sur Instagram, et un blog, « Wanderlust à la française », qui se porte tout aussi bien. Comment êtes-vous devenue une « influenceuse » ?

Quand j’ai commencé à alimenter mon compte Instagram au début 2014, le concept d’influenceur n’existait pas ! J’y partageais mes bons plans et mes voyages, et puis, j’ai commencé à recevoir des demandes de conseils et des propositions de produits à tester. J’ai choisi ce réseau social car il est facile d’utilisation et permet de créer une vraie relation avec les followers, grâce aux messages privés et aux stories. Comme Instagram ne disposait pas à cette époque de beaucoup d’espace pour écrire – ce qui a bien changé depuis, j’ai décidé d’ouvrir un blog pour écrire plus, car je suis une grande bavarde. Je me suis ouverte aussi à d’autres sujets, comme la beauté et le lifestyle en général. Petit à petit, j’ai investi davantage sur les photos, avec des mises en scène plus ou moins spontanées. Aujourd’hui, je vis de mon activité.

Sur votre blog, vous annoncez clairement faire parfois des contenus sponsorisés. Quels types de partenariats privilégiez-vous ?

Au début, je recevais des produits gratuitement à tester, pour en parler et faire une photo en échange. Il peut s’agir de posts sponsorisés, ou de création de contenus pour les marques. Je me souviens de l’un de mes premiers partenariats à forte visibilité : avec L’Oréal. Ce jour-là, j’avais craqué pour un soin de la marque un peu haut de gamme chez le coiffeur, et j’ai mentionné ce produit sur mon compte. Ils m’ont alors contactée pour me proposer une collaboration. Depuis, chaque mois, je reçois de leur part un lot de produits à tester. À cette époque, je n’avais que 3 000 abonnés, et ce partenariat, tout comme d’autres concours avec de grandes marques, m’a donné de la visibilité. Petit à petit, ces partenariats se sont professionnalisés et la rémunération est entrée en jeu. Aujourd’hui, je n’accepte que les projets qui me plaisent vraiment, ceux dont j’aurais pu acheter le produit, soit seulement 30% des propositions que je reçois. Les seuls projets que j’accepte gratuitement sont ceux qui valorisent des petits créateurs ou des entreprises locales, que je prends plaisir à soutenir.

Vous vivez dans le Pays Basque, êtes originaire de Toulouse et avez été choisie par Carmila pour représenter le centre commercial BAB2 d’Anglet. Quelle a été votre principale motivation pour être marraine de l’opération « ambassadrice » ?

Plus jeune, j’ai travaillé comme vendeuse pour des enseignes du centre BAB2. J’étais donc ravie qu’on me propose d’être marraine de l’opération ! C’est surtout le côté local qui m’a plu : pouvoir conseiller et aider les consommatrices du coin dans les épreuves créatives du concours, sachant à la clé qu’elles pourront être récompensées. Du 9 avril au 4 mai, je vais leur proposer des astuces pour les soutenir pendant les épreuves (mode, cuisine, beauté…) du concours : leur montrer grâce à des tutoriels ce qui marche, et ce qui marche moins… et les aider pour la prise de photos. Les cinq finalistes du centre seront départagées le 26 mai. Par ailleurs, j’ai un autre projet en cours avec Carmila : une web-série en quatre épisodes avec trois influenceuses locales, dans le fameux centre commercial BAB2 !

Quelles sont, selon vous, les clés pour construire et fidéliser une communauté ?

Pour moi, il y a trois ingrédients clés : la franchise, la proximité et la simplicité. Quand je sponsorise un post pour une marque, je le signale systématiquement, et je refuse tous les projets qui ne collent pas avec ma ligne éditoriale. J’aime particulièrement croiser dans le réel les jeunes femmes qui me suivent : elles me disent souvent qu’elles ont l’impression de voir une amie. C’est vraiment ce type de relation que je souhaite créer : je suis proche de mes abonnées, souvent des femmes entre 22 et 30 ans – parfois plus – car c’est grâce à elles que j’exerce aujourd’hui un métier qui me passionne. Je ne me positionne pas comme une influenceuse, mais comme une personne qui partage ce qu’elle aime, simple et accessible.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir influenceur ?

Qu’il ne faut pas vouloir devenir influenceur ! Plus sérieusement, beaucoup de personnes souhaitent devenir des stars du web pour avoir des compléments de revenus, trichent, et ne sont pas honnêtes. Les internautes ne sont pas dupes. Je pense que ceux qui ont vraiment percé ont une passion authentique, et aiment naturellement parler aux gens, faire de belles photos, et partager leurs avis. En travaillant tous les jours sur ses centres d’intérêt, c’est possible !

Enfin, comment imaginez-vous les collaborations du futur entre influenceurs et marques ?

Les partenariats marques-influenceurs ont énormément évolué récemment. Dans cinq ans, je suis sûre que le métier sera enfin reconnu, et prendra encore plus d’importance. Je vois aussi les influenceurs comme des coups de pouce aux initiatives locales. Je travaille par exemple avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne, et ces acteurs ont déjà compris que les influenceurs sont les ambassadeurs de demain !

À lire aussi

 
Du 9 avril au 4 mai, Carmila, la société des centres commerciaux Carrefour, organise un...
3 min | #influenceurs
 
« Instagrameurs », « Snapchateurs », « Youtubeurs » … Les influenceurs sont devenus incontournables. Jérôme Duchamps, fondateur et CEO de SPOKE,...
4 min | #influenceurs